Helena Rubinstein, femme d’affaires et collectionneuse d’art extra-occidental

Publié le 30/01/2020

Première femme d’affaires du XXe siècle Helena Rubinstein était à la tête d’un empire cosmétique mondiale. Ce que l’on sait moins, c’est qu’Helena R. était aussi une collectionneuse d’art compulsive, passionnée par l’art extra-occidental.

Helena Rubinstein est née en 1872 dans une modeste famille polonaise. Elle meurt 93 ans plus tard à New-York, à la tête d’une société de cosmétique qui a fait d’elle une milliardaire. « Elle a revendiqué une indépendance extrême tout au long de sa vie. Effectivement, elle était femme d’affaires et de plus, elle collectionnait de manière tout à fait indépendante. Elle a choisi ses maris. On ne lui a pas imposé, elle a vraiment mené sa vie de manière très libre« , rappelle Hélène Joubert, commissaire de l’exposition.

Cosmétique et art extra-européen

Pour Helena Rubinstein, l’univers de la cosmétique et celui des arts n’étaient pas éloignés. Helena R. s’intéressait avant tout à la beauté : « Elle revendique qu’il existe différentes formes de beauté. Il n’y a pas de frontière d’une culture à l’autre, d’une civilisation à l’autre. Enfin, elle accorde évidement beaucoup d’importance au visage, aux détails des coiffures… »

Une collection reconnue

La collection de « Madame », comme elle aimait se faire appeler, rassemblait plus de 400 pièces d’art extra-européen. Mais aussi des œuvres de ses contemporains, peintres et sculpteurs, Chagall, Braque ou Picasso.

À sa mort, sa collection a été vendue lors d’une incroyable vente aux enchères. Les curieux étaient si nombreux à vouloir assister à la vente qu’une deuxième salle a été ouverte. Une première dans l’histoire du marché de l’art.

Les pièces, pour la plupart achetées au prix estimé ou au-delà, furent dispersées à travers le monde. Véritable visionnaire, beaucoup des œuvres appartenant autrefois à la collection d’Helena Rubinstein sont aujourd’hui considérées comme de véritables chefs-d’œuvre, comme la Reine Bangwa, achetée plus de trois millions de dollars dans les années 1990, devenant l’objet africain le plus cher de l’époque.

60 œuvres de cette incroyable collection sont à découvrir au Quai Branly, jusqu’au 28 juin 2020.

J’adore l’art, je m’inscris illico à la newsletter Museum

Oui, je veux tout savoir sur le monde merveilleux de l’art, être au courant des meilleures expositions du moment, des nouveaux programmes et des événements de la chaîne, recevoir des entrées gratuites pour les musées près de chez moi, gagner des livres d’art et des catalogues d’exposition…