5 anecdotes sur Michel-Ange

Publié le 19 Avril 2021

Michelangelo di Lodovico Buonarroti Simoni, dit Michel-Ange, était une figure de la Renaissance Italienne, presque aussi célèbre de son vivant qu’après sa mort. Connu pour sa sublime Pietà et l’immense chef-d'œuvre qu’il a réalisé sur le plafond de la Chapelle Sixtine, il reste cependant une certaine part d’ombre sur le génie florentin

La Pietà est son unique sculpture signée  

Exposée dans une chapelle latérale de la basilique Saint-Pierre de Rome, la Pietà est sculptée entre 1498 et 1499. Elle représente le corps sans vie du Christ sur les genoux de la vierge Marie avant sa mise au tombeau. L’artiste transcende la douleur de la Vierge dans cette œuvre qui est probablement sa plus grande réussite. Mais savez-vous qu’en plus de cela elle est là seule signée de la main de Michel-Ange ? Le nom de l’artiste est inscrit en petit sous la poitrine de la mère de Jésus. Selon l’historien de l’art Giorgio Vasari, le sculpteur aurait signé sa création après avoir entendu des passants l’attribuer à un autre. Pendant la nuit, il serait discrètement venu avec une paire de ciseau pour s’assurer que ces bruits de couloirs ne se fassent plus jamais entendre. 

Il aurait camouflé certaines références anatomiques dans sa fresque “La création d’Adam” 

4ème fresque des 9 représentants des scènes de la Genèse sur le plafond de la chapelle Sixtine, "La création d'Adam" se situe sur la partie centrale de la voûte du plafond. Elle fut achevée vers 1511. Certains historiens semblent penser que l’artiste y a volontairement dissimulé certaines formes rappelant  l'anatomie humaine. En effet, à l’âge de 15 ans  il étudie l’anatomie à l'hôpital Santo Spirito de Florence, ce qui influencera grandement son œuvre.  Il collabore ainsi à l'illustration d'un traité d'anatomie avec le médecin Realdo Colombo. De cette manière, la forme dans laquelle Dieu est placé s’apparente à un cerveau, tandis que le manteau prend une forme utérine, dont s'échappe vers le bas un voile qui serait le signe du cordon ombilical des nouveaux nés. 

Il était également poète 

Portrait de Michel-Ange par Jacopino del Conte

Peu le savent, mais l’artiste n’était pas qu’un peintre et sculpteur émérite : il était aussi un homme de lettres. Comme si l’on avait besoin d’une preuve supplémentaire de son talent ! Michel-Ange aurait écrit plus de trois cents poèmes, sonnets et madrigaux, de ses 32 à 85 ans, soit trois ans avant son décès. 

Il était homosexuel 

Dessin de Michel-Ange représentant Zeus, métamorphosé en aigle, et Ganymède, son jeune amant

Dissimulé de son vivant, il apparaît aujourd’hui clairement que le peintre aimait les hommes. En 1532, alors qu’il est âgé de 57 ans, il rencontre Tommaso dei Cavalieri, de 34 ans son cadet, dont il tombe éperdument amoureux. Cette passion platonique lui inspire une trentaine de sonnets sur les quelque 300 que nous avons mentionnés précédemment. Dans ces sonnets, il aurait travesti certains pronoms au féminin afin de cacher le véritable destinataire de ses déclarations, Tommaso. Sur le papier, les sonnets étaient adressés à son amie poète Vittoria Colonna, feignant une relation amoureuse avec la dame. 

Il refusait de peindre des portraits de personnes vivantes 

Largement inspiré par l’antiquité grecque et romaine dans son art, Michel-Ange aimait représenter des dieux, demi-dieux et autres personnages bibliques. L’artiste se refusait catégoriquement à tirer le portrait de personnes contemporaines encore en vie, “à moins qu’elle ne fût d’une incomparable beauté.”. C’est pourquoi le seul portrait d’une personne vivante que nous avons du génie florentin est celui de l’homme qu’il aimait, Tommaso dei Cavalieri

Retrouvez Michel-Ange dans "Artageous with Nate", ce 19 avril à 20h (UTC +2) et dans "Les démons de Michel-Ange" le 28 avril à 20h30 (UTC+2) sur Museum TV ou sur notre plateforme de streaming My Museum !