Le Radeau de la Méduse, Géricault, 1818-1819

Publié le 22 Août 2021
Le Radeau de la Méduse, Géricault, 1818-1819
©Musée du Louvre

Le Radeau de la Méduse de Théodore Géricault exposé au musée du Louvre à Paris. S’il y a bien un tableau qui a fait beaucoup de vagues, c’est bien le Radeau de la Méduse, peint en 1819.

Nous allons comprendre pourquoi le chef-d’œuvre de Théodore Géricault a fait tant scandale. Tout commence avec un sombre fait divers, qui émeut la France en 1816 et dont va s’inspirer le peintre. La Méduse, une frégate du gouvernement français, s’échoue à cause de l’incompétence de son capitaine. Pire, il n’y a pas assez de canots de sauvetage. 150 membres de l’équipage sont abandonnés sur un radeau de fortune. Seuls quinze d’entre eux, après 17 jours d’enfer, vont survivre.

L’émotion de l’opinion publique est immense. Le peintre décide de représenter un moment très précis de cette tragédie : le désespoir des rescapés quand ils comprennent qu’au large un bateau qui pourrait les sauver ne les a pas vu. C’est la violence du tableau qui choque : les corps entrelacés rappellent les actes de cannibalismes auxquels les survivants ont dû s’adonner.

Pour peindre les chairs mortes, l’artiste prend modèle sur de véritables dépouilles. On lui reproche alors sa recherche hideuse de réalisme. Est-il vraiment nécessaire d’afficher tant d’atrocités dans un lieu public ? S’émeut la foule. Théodore Géricault, à travers ce tableau de très grand format, veut dénoncer les abus de pouvoirs des nantis qui se sont accaparés les canots de sauvetage. Le peuple abandonné par ses élites, tel est son message politique.

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