La statue de la Liberté, par Auguste Bartholdi, 1886

Publié le 7 Août 2021

Cette sculpture incarne l’art d’éclairer le monde… De son vrai nom « La Liberté éclairant le monde », c’est devenu le symbole des États-Unis. Pourtant, l’auteur de cette gigantesque œuvre d’art est un Français, le sculpteur Frédéric-Auguste Bartholdi, car c’est un cadeau de la France à l’Amérique, en signe d'amitié entre les deux nations.

Bartholdi est alors connu pour avoir réalisé de nombreuses statues officielles, comme celle du Lion de Belfort place Denfert-Rochereau à Paris ou encore celle de Vercingétorix à Clermont Ferrand. Pour ce projet, il imagine un objet politique, représenter une allégorie de la Liberté : la grande valeur partagée par les ces deux démocraties, alors entourés de régimes pas très fans de libertés individuelles.

Sa sculpture possède des attributs très symboliques : un flambeau car la liberté doit éclairer le monde… un diadème en étoile, qui reprend le symbole de la République française imaginé en 1848, une table des lois sur laquelle est inscrit un extrait de la constitution américaine, et des chaines brisées qu’elle foule avec les pieds.

Pour sa sculpture Bartholdi voit grand, et même immense. Passionné d’antiquité, il a en tête le colosse de Rhodes, le plus grand monument de la Grèce antique, l’une des 7 merveilles du monde… Il mesurait 30 mètres, lui va faire encore mieux : 46 mètres de haut !

Mais comment faire tenir une telle sculpture ? Il va s’entourer des meilleurs pour concevoir un squelette de fer. Il fait appel d’abord à l’architecte Viollet le Duc, le père de la fameuse flèche de Notre Dame récemment détruite par l’incendie… Puis à l’ingénieur Gustave Eiffel, qui n’a pas encore construit sa tour.

La statue est une construction 100 % française… montée en plein Paris. Le chantier devient même une incroyable attraction. La statue, une fois montée est alors le point le plus haut de la capitale. Sa grande sœur la tour Eiffel ne sera construite que quelques années plus tard. Envoyée en Amérique en pièce détachée, elle devient au début du 20e siècle, pour de nombreux migrants le symbole d’un nouveau départ…et aujourd’hui, pour des millions de touristes celui de l’Amérique.