Tadao Andō, l’architecte qui bouleverse les codes

C’est un dieu vivant dans son pays, mondialement connu pour ses architectures innovantes, Tadao Andō, 79 ans, a raflé au cours de sa longue carrière les prix les plus prestigieux. Pourtant rien ne le prédestinait à connaître ce succès qu’il connait depuis près de 50 ans.

Tadao Andō en 2004
© Christopher Schriner

Jeune, il grandit dans un quartier pauvre d’Osaka, au Japon, avant de devenir boxeur. Autodidacte, Tadao Andō lit énormément. C’est ainsi qu’il s’intéresse de très près à celui qui deviendra sa principale influence : Le Corbusier. 

Malheureusement, Le Corbusier décède juste avant son arrivée en France. Quatre ans plus tard, Andō monte son cabinet d’architectes. Ses premières habitations, comme celle du Corbusier, correspondent à une architecture à taille humaine. Elles sont conçues spécifiquement pour qu’on s’y sente bien. Toujours fasciné par le français, Tadao Andō utilise son matériau de prédilection. La lumière est justement l’élément central de ses créations. Tout au long de sa carrière, il trouve des moyens pour qu’elle fasse parti intégrante du bâtiment. La sculpture, il s’en sert comme un matériau. 

Intérieur de l’église de la lumière
© Bujatt

Son église de la lumière, construite en 1999 à Ibaraki, au Japon, en est l’exemple parfait. C’est une de ses créations les plus connues. Cette grande croix laisse entrer la lumière dans le bâtiment, rendant l’expérience unique à chaque visite. 

L’oeuvre de Tadao Andō est également marquée par une forte utilisation de la nature. Il va entreprendre de la renaturaliser à sa manière. Il réhabilite par exemple l’île de Naoshima. Une démarche violente et écologique. 

Plus récemment, Tadao Andō s’empare des bâtiments historiques. Il veut dépoussiérer les architectures vétustes pour les rendre plus lisibles. C’est ce qu’il fera à la Punta della Dogana à Venise avec sa création d’un espace en béton, une sorte de vide pour articuler l’ensemble des bâtiments. Une méthode qu’il ré-utilise pour son travail sur la Collection Pinault dans La Bourse du commerce à Paris. Tadao Andō, cet autodidacte de génie continue encore à bouleverser les codes de l’architecture

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