Le musée Maillol met la lumière sur les naïfs

Publié le 16/12/2019

« Naïfs », « primitifs modernes », « peintres du dimanche » ou « maîtres populaires de la réalité ». Chaque appellation a sa part d’idéologie ou de condescendance involontaire. Le courant naïf du début du XXe siècle est mis à l’honneur au musée Maillol pour leur rendre ce qui leur revient de droit, c’est-à-dire un peu de reconnaissance.

Sur les pas d’Henri Rousseau et de Séraphine Louis, l’exposition révèle une constellation d’artistes tels qu’André Bauchant, Camille Bombois, Ferdinand Desnos. Ou encore Jean Eve, René Rimbert, Dominique Peyronnet et Louis Vivin. Ils ont tous joué un rôle majeur dans l’évolution du courant naïf.

Se différenciant des avant-gardes, ils perpétuent une certaine tradition picturale, en se consacrant essentiellement à la peinture de genre. Un style très travaillé et une esthétique propre à un mouvement trop peu connu.

Souvent mis dans l’ombre après la seconde guerre mondiale, le musée Maillol a décidé de leur consacrer une rétrospective. Cela compte plus de 40 œuvres.

Le musée Maillol présente ces naïfs, primitifs, modernes ou antimodernes comme des grands artistes a contre-courant des avant-gardes. Une exposition qui se tient jusqu’au 19 janvier prochain.

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