Exposition « Diplômes, À suivre. » au FRAC Grand Large à Dunkerque

Publié le 12 Novembre 2021

Du 28 octobre 2021 au 2 janvier 2022, le FRAC Grand Large à Dunkerque vous invite à découvrir l’exposition « Diplômes, À suivre. » en collaboration avec le commissariat des artistes de Galerie Rezeda.  

L’exposition regroupe 19 projets d’études réalisés par les étudiant.e.s titulaires du DNSEP de l’école supérieure d’art du Nord-Pas de Calais / Dunkerque-Tourcoing. Ces projets artistiques signent le passage entre 5 ans d’études et le début de nouvelles expériences professionnelles.  

L’objectif de l’exposition ? Mettre en lumière une génération émergente d’artistes aux pratiques variées : arts plastiques, art numériques, vidéo, photographie… 

Pour les étudiants, c’est l’occasion de faire leurs premiers pas dans le monde de l’art en tant qu’artistes et non plus en tant qu’étudiants.  

Découvrez sans plus tarder, les artistes et leurs projets que vous pourrez admirer lors de l’exposition :  

Thibault Barois, Parallaxe

Parallaxe est une expérience visuelle de l’architecture qui met en scène une superposition des plans par la vision binoculaire.  

Par cette œuvre, Thibault Barois tente de décrypter les perspectives qui entourent Parallaxe tout en imposant sa perspective.  

Oksana Baudemont, Mégabenthos.

L’installation est faite de gravures sur bois, imprimées sur du voilage où chaque motif gravé, a été travaillé en fonction d’influences sous-marines et végétales. 

« Grâce aux tissus translucides, ils peuvent apparaître plus ou moins clairement en fonction du déplacement du spectateur dans les couches de voilages suspendus. La légèreté et la fluidité de ces tissus favorisent également leur ondulation face aux mouvements du spectateur » explique Oksana Baudemont. 

Alexis Bens, Atlantís. 

Atlantís est une installation qui propose aux spectateurs une expérience immersive, visuelle et sonore.  

Dans son installation, Alexis Bens développe une palette de caractéristiques acoustiques de l’eau pour construire et composer cet évènement insaisissable à échelle humaine. 

Clara Carpentier, Cappelli.

Cappelli est une performance déambulatoire et récitatoire. Voici le déroulé de la performance : Trois personnes prennent en possession un chapeau et commencent à réciter une partie de l’œuvre Message Millénaire de Saverio Lucariello, en marchant sous la contrainte de ces chapeaux lourds et encombrants. Lorsque la récitation est achevée chaque personne redépose le chapeau.  

Les chapeaux sont constitués d’un assemblage d’anciens abat-jours industriels et d’une tôle d’acier. 

Victoria Carré, Le Corps Domestique 

Victoria Carré a réalisé des sculptures biomorphiques, qui sont mutations n’ayant pas d’autre instinct que la survie.  

L’artiste explique que l’objectif de son projet d’art est de « créer un artefact qui ne fasse pas seulement face aux Hommes, mais qui puisse être capable de s’exprimer. »  

Ainsi, les sculptures content un mythe et s’érigent comme comédienne.  

Geoffroy Didier, Cliodynamique

Le motif dans Cliodynamique rappelle les frises de carreaux de ciment qui ornent les façades des maisons bourgeoises.  

Dans ce projet d’art, il renvoie plus particulièrement à l’histoire du territoire et aux différentes crises qui ont marqué la ville de Roubaix. L’artiste a utilisé des matériaux de chantier comme des planches de bois semblables à celles présentes sur les fenêtres des bâtiments désaffectés ou sur des meubles abandonnés sur les trottoirs.  

De ce fait, « l’installation évoque dans sa forme et sa symbolique la temporalité si particulière de l’espace urbain et cette dimension cyclique qui lui est propre » raconte Geoffroy Didier. 

Apolline Ducrocq, Pamesa Grès Porcelanico Pulido/Polished. 

Le projet est une mise en abyme du sol. L’artiste utilise un carton de carrelage Pamesa en surplus pour y sérigraphier une image, réalisé lors de la rénovation du sol.  

Ce sol, après destruction, devient un tas de gravats errant dans ce jardin qui relie cet abri à cette maison en travaux. 

Amine Haddadi, Au fil de la ligne.

Au fil de la ligne est une pièce associant peinture et sculpture pour explorer le potentiel esthétique d’un motif minimal qui est celui de la ligne droite. 

Li Hao, Moi et mon père.

Moi et mon père est une vidéo montrant un diner entre l’artiste et le père (décédé à cause de la COVID-19). L’artiste explique que le dîner était pour son père et lui, la seule occasion de converser ensemble.  

En plus de sa vidéo, Lia Hao a réalisé une peinture acrylique où il explore le contexte de sa vie à travers diverses formes de peinture. 

Elina Kastler, Sosuke

Le projet d’art d’Elina Kastler est un film racontant l’histoire de Sosuke, lycéen rencontrant des difficultés de communication avec son entourage et souffrant de la pression dans le choix de son orientation professionnelle, ce qui l’amènera à un accident de vélo.  

Shuxian Liang, Stand-Up ! 

Stand-Up ! est une installation photographique de 3 photos encadrées en noir et blanc, en réalité augmentée.  

L’objectif pour Shuxian Liang est de redonner une seconde vie aux feuilles et de s’interroger sur l’acceptation d’une autre forme de vie artificielle. 

Victor Louchart, Sans titre

L’artiste souhaitait découvrir une nouvelle façon d’appréhender une structure inconnue comme le fond les enfants, et de développer une gestuelle technique et fluide « en corrélation avec un agrès pour exprimer la toute puissance du corps » explique-t-il.  

Ainsi, après avoir réalisé une armature de fer à béton, il découvre la structure, construit un enchaînement d’éléments gymniques et street workout combinés et le perfectionne jusqu’au jour de la performance. 

Yanping Lu, Les regards

Les regards sont une installation vidéo de cinq minutes qui questionne les regards derrière l’écran, le voyeurisme et l’insécurité dans l’environnement virtuel.  

Lucie Marchand, Mémoire.

Mémoire est un artéfact ouvrant vers un passé. L’œuvre joue un rôle archéologique et permet d’évoquer un souvenir de la ville de Dunkerque.  

Lucie Marchand utilise un rail présenté sur le môle 1, qui raconte un vécu et montre comment la ville a évolué.

Caroline Pichon, Suspendus.

Suspendus est une série de photographies contenant cinq dos bleus de tailles diverses. À travers ses photos, Caroline Pichon montre la soif d’adrénaline des adolescents exerçant le Cliff-Jumping. 

L’artiste crée également Feu, une édition « feu de la St Jean » insérée dans une boîte d’allumettes, montrant des adolescents qui s’approprient une tradition païenne jusqu’à en transformer le cheminement. 

Margaux Ribeaucourt, Couronnes-vestiges.

Couronnes-vestiges sont des couronnes en verre mais également un ensemble de sculptures en verre qui évoque la mermérosité.

Margaux Ribeaucourt explique que la mermérosité, c’est « faire le deuil des instruments de pouvoir et de domination et rendre enclin à nous attacher à des derniers vestiges, des dernières icônes de l’ancien monde ».  

Pour l’artiste, la couronne est symbole du pouvoir et devient un objet fragile, ne tenant qu’à un fil. Le verre rend compte à la fois de « cette fragilité, de la préciosité, de la sacralisation et de l’inertie des rapports de pouvoir ». 

Hanna Selvi Dahan, Fissure.  

L’installation est composée de trois pièces non cuites en argile se tenant debout. En arrière-plan, un son traduit l’application des gestes sur l’écorce des arbres. 

Hanna Selvi Dahan est animée par l’idée de la transmission et de sa fragilité, dans le sens où quand elle se rompt, nous perdons une partie de l’héritage.  

Ainsi, son travail plastique exprime cette tension et interroge sur comment préserver ce qui est à la fois fragile et fondamental. 

Séraphim Soupizet, Bistanblip.

Le projet Bistanblip est développé en collaboration avec un étudiant ingénieur de Polytech Lille. 

Le projet a pour sujet l’impression 3D, un médium relativement récent et qui sans être une singularité artistique, induit de nouveaux questionnements plastiques. 

« L’idée est de provoquer pour l’imprimante une opportunité de dépasser son statut d’exécuteur pour lui permettre de créer et d’ensuite raconter d’elle- même cette expérience de subjectivité » explique Séraphim Soupizet. 

Mathurin Van Heeghe, Orgue de Barbarie.

Le projet Orgue de Barbarie est une démarche artistique dite immersive et réunit art et artisanat. L’intention de l’artiste est de transmettre des techniques et des langages manuels. Il est l’occasion de donner à voir et entendre ces gestes et savoir- faire du passé.  

Selon Mathurin Van Heeghe, l’œuvre s’articule « autour d’une transmission du geste, tant dans la fabrication, que dans la réutilisation d’éléments d’orgues du XIXème siècle, provenant notamment de l’église de Versailles et de la Cathédrale de Mantes-la-Jolie ». 

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site internet de la FRAC Grand Large.