Pol Bury la poésie de la lenteur

Extrait () Pas de diffusion prévue

« Pol Bury (1922-2005) est sans aucun doute l’un des grands maîtres du Cinétisme. Le mouvement est le fil conducteur de son oeuvre et la lenteur sa marque de fabrique. Des oeuvres picturales du début, en passant par la littérature et jusqu’aux fontaines, ce génie créatif sera en recherche toute sa vie. Cousu de multiples entretiens avec ceux qui furent proches de lui (Pierre Alechinsky, André Balthazar, Velma Bury, Adrien Maeght… ), le film permet de saisir le parcours d’un artiste qui a traversé trois mouvements artistiques fondamentaux du XXe siècle en Belgique : le surréalisme, CoBrA et enfin le lettrisme et la pataphysique. Second long métrage documentaire d’Arthur Ghenne après son portrait du cinéaste Jean Harlez, «  »Pol Bury, la poésie de la lenteur » » est un film riche d’images et de témoignages, qui donne à sentir le travail de cet artiste hors norme, protéiforme, mais obsédé par une seule et même quête, celle de la perception du temps dans son écoulement. Cousu de multiples entretiens avec ceux qui furent proches de lui (Pierre Alechinsky, André Balthazar, Velma Bury, Adrien Maegh…), le film permet de saisir le parcours d’un artiste qui a traversé trois mouvements artistiques fondamentaux du 20e siècle en Belgique : le surréalisme (après sa rencontre très marquante avec Achille Chavée), CoBrA (auquel il participa activement au côté de Christian Dotremont), et enfin le lettrisme et la pataphysique (en fondant, avec André Balthazar, l’Académie de Montbliart et le Daily-Bul). Trois époques, trois mouvements traversés par cet esprit irrévérencieux, désinvolte et cette quête infinie du renouveau et de l’affranchissement de toutes les contraintes. En un mot, l’esprit Bul, qui comme le définissait André Balthazar est «  »une façon de perdre l’équilibre (…), une façon d’en dire assez pour ne pas en dire trop. » » Une définition prise à la lettre par Arthur Ghenne qui insère aux témoignages, les images des oeuvres de Bury, oeuvres qui, parfois, traversent les entretiens en surimpressions ou en superpositions et livrent, souvent avec humour, les différentes évolutions et la quête d’un homme qui apparaît de plus en plus, au fil du film, comme un génial facétieux. Scandé par des interviews de l’artiste qui explique son travail, Pol Bury, la poésie de la lenteur, avec beaucoup de modestie, s’avère un document bourré d’informations, qui se permet quelques petits clins d’oeil pince sans rire («  »à la Bury » »), quand il déforme l’un de ses portraits pour imiter ses «  »ramollissements » », introduit des caméos dans les images ou s’amuse à cadrer et décadrer les oeuvres en regard des témoignages »

Producteur : CBA

Année : 2013

Pays : Belgium

J’adore l’art, je m’inscris illico à la newsletter Museum

Oui, je veux tout savoir sur le monde merveilleux de l’art, être au courant des meilleures expositions du moment, des nouveaux programmes et des événements de la chaîne, recevoir des entrées gratuites pour les musées près de chez moi, gagner des livres d’art et des catalogues d’exposition…