Self-Portrait, d’Andy Warhol (1967)

L’artiste qui a réalisé cette œuvre est le roi de la sérigraphie. Voici Self-Portrait réalisé par Andy Warhol en 1967.

La soupe Campbell, Marilyn, Mao ou la chaise électrique, tous sont passés entre les mains de l’artiste.

Au moyen de la répétition sans limite obtenue par la sérigraphie, Andy Warhol met sur un pied d’égalité, les images triviales du quotidien, les idéaux et les célébrités.

Il ébranle ainsi la hiérarchie des genres et des valeurs. Tout semble se valoir dans son musée imaginaire, comme dans une galerie des «symboles d’Andy», où tout est transformé en icône.

Assez vite il se met lui-aussi en scène. Depuis 1952, il s’est créé une sorte de personnage, une marque : son visage énigmatique et enfantin, sa pâleur maladive et sa perruque aux cheveux blancs qui dissimule sa calvitie. Comme un masque, sans âge, sur lequel le temps ne semble intervenir.

Dès ses premiers autoportraits, il regarde le monde avec un air détaché, qui correspond à l’extrême distanciation que l’on retrouve dans ses œuvres. Il se traite comme les nombreuses célébrités qu’il peint. Comme une icône immortelle. L’autoportrait, en plus de figer le temps, est une consécration de sa propre notoriété.

C’est la revanche d’un timide qui adore occuper tout l’espace et s’entourer de stars d’Hollywood ou de chanteurs. Pour cette boulimie d’égo-trip, il a trouvé une formule : « la notoriété c’est comme manger des cacahouètes, quand on commence on ne peut plus s’arrêter ».

Andy Warhol va appliquer cette méthode pour sa riche clientèle de milliardaires et ainsi multiplier les commandes de portraits. à croire que la promesse d’immortalité n’a pas de prix.


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