L’odalisque de François Boucher, 1745

Vous voulez tout savoir sur l’art de dévoiler son postérieur sans vulgarité. Voici L’odalisque de François Boucher, un hymne au plaisir et à la beauté.

Elles sont nues, offertes, douces, rebondissantes : ce sont les fesses de l’Odalisque, elles datent de 1745 et elles sont signées, François Boucher. Avec lui, nous voici devenus voyeurs. Une femme est allongée sur le ventre à moitié nue, elle nous tourne presque le dos mais sa tête est inclinée vers nous. Elle parait surprise, on a l’impression de la déranger dans sa position aguicheuse.

Bien évidemment, il est impossible de ne pas regarder ses fesses potelées qu’elle exhibe sans inhibition. Notre oeil est piégé par une subtile construction géométrique. Elle s’appelle l’Odalisque, c’est le nom des jeunes femmes du harem. Dans le contexte libertin de l’époque, ces femmes étaient de vraies sources d’inspiration, de fantasmes dans la littérature et la peinture. Cette femme n’est donc pas une déesse, et rien que ça c’est une rupture. Boucher s’est affranchi du prétexte de la mythologie pour peindre une femme nue… comme ici des Vénus ou Diane dénudées qu’il a peint auparavant.

Son odalisque d’ailleurs ressemble beaucoup à sa propre épouse : Marie-Jeanne Buzeau, ce qui choque. Mais le tableau va marquer et devenir une sorte d’emblème d’un courant pictural de l’époque… le rococo où la gaieté et surtout la frivolité sont désormais considéré comme des vertus.

Pour plus de précisions voici un article détaillé sur notre site Museum TV

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