« Les Argonautes » de Max Beckman

L’artiste qui a peint cette toile est une icône de l’expressionnisme allemand. Max Beckmann peint Les Argonautes en 1949-1950.

Autoportrait en infirmier, Max Beckmann (1915)


Cette œuvre fait partie des 10 triptyques que Max Beckmann réalise durant sa carrière. L’utilisation de cette formule montre l‘intérêt de l’artiste pour la peinture religieuse du Moyen Âge.


Tout comme cette œuvre montre ses multiples sources d’inspirations. À gauche un peintre et sa muse. Tandis que l’artiste peint, le modèle prend la pose. Ses formes et ses habits font penser à un personnage de comics. Or, si on regarde de plus près on voit qu’elle est assise sur un crâne. La scène évoque une influence de l’artiste : Judith décapitant Holopherne, un récit issu de l’ancien testament.


Dans le panneau de droite le peintre revisite l’ambiguïté féminine. Les musiciennes chantent et jouent de la musique. La joie et la poésie qu’elles dégagent incarne la douceur mais c’est aussi une allégorie de la tentation et de la séduction. Notre artiste serait-il en train de nous dire qu’il est difficile de ne pas succomber au charme féminin ? Difficile de ne pas le croire aux vues de la scène…


Enfin, au centre, Beckmann nous parle d’autres de ses influences. Artistiques d’abord, puisqu’il nous montre ses emprunts aux Cueilleurs d’oranges de Hans von Marées pour la réalisation artistique des corps. Littéraires ensuite, car la scène qu’il représente est le départ en mer d’Orphée et de Jason deux héros des Argonautes. Ils se lancent dans la quête de la Toison d’or.


Les Argonautes de Max Beckmann est en fait une façon pour le peintre de nous montrer ses héros.

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