« L’Atelier du peintre » de Gustave Courbet

Cette immense toile l’Atelier du peintre est sans doute la composition la plus mystérieuse de Gustave Courbet.


Portrait de Gustave Courbet à l’âge de 42 ans, Nadar (vers 1861)
© Musée Gustave Courbet, photo : Pierre Guenat


Bon, vous l’avez deviné, il s’agit de son atelier. Gustave Courbet s’est représenté au milieu de la scène, peignant. Ce qui est plutôt original c’est que très peu de peintres se sont jusque-là, représentés au centre de leurs œuvres.


Loin d’être anodin, il est entouré d’un enfant, symbole de l’innocence, et d’une femme nue, qui dans les codes classiques de la peinture, représente la vérité avec un grand V. Comme une indication du rôle que joue, selon lui, l’artiste.


Et autour de lui qui sont tous ces gens ?
Courbet raconte que c’est : “Le monde qui vient se faire peindre chez moi” Sur la gauche, apparaissent en effet des personnages tirés de ses tableaux… ouvriers, paysans, curés ou croque mort … Et sur la droite : ses amis, les amateurs d’art, les intellectuels, comme l’anarchiste Proudhon ou le poète Baudelaire.
Comme un indice, Courbet a ajouté un sous-titre à ce tableau : “allégorie réelle déterminant une phase de sept années de ma vie artistique et morale”.


Jugé trop politique, le tableau a été refusé à l’Expo Universelle de 1855.

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