Jean Siméon Chardin, Le panier de fraises des bois, 1761

L’artiste qui a peint cette toile est connu pour ses natures mortes.
Voici Le panier de fraises des bois réalisé par Jean Siméon Chardin en 1761.


La nature morte est un genre qui a longtemps été considéré en France comme mineur. Chardin l’élève en premier comme un sujet à part entière.
Il ne veut pas reproduire la nature contrairement à ses contemporains. Pour peindre, il ne prend pas non plus le prétexte d’une histoire à raconter Chardin explore autre chose.

Il représente sur la toile des objets du quotidien, presque insignifiants aux yeux des spectateurs. Comme ce panier de fruit, ce verre d’eau ou cette fleur posée. La composition des formes et des couleurs le passionne.
Ce qui le motive, c’est le rouge des fraises qui se reflète dans le verre et semble se glisser devant les deux œillets. C’est la tige qui brise la ligne de la table.

Ou encore la blancheur des fleurs qui éclairent la composition. Il ouvre d’autres perspectives à la peinture.

Un siècle plus tard, Cézanne pousse encore plus loin ce principe de distorsion de l’espace. Sous son pinceau, la table semble basculer vers l’avant de la composition, entrainant avec elle les fruits du premier plan. L’artiste nous dit qu’il y a plusieurs points de vue sur les choses et que c’est ce qui compte. Il préfigure la révolution cubiste de Braque et Picasso.
Avec Le Guéridon, Braque décompose les volumes et forme des objets en mille et une facettes.

Il poursuit le chemin amorcé par Chardin deux siècles avant.
Le regard humain ne relève pas d’un seul point de vue, on peut voir plusieurs aspects différents et les reconstruire sur une toile.

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