Une nouvelle saison de folie au Palais de Tokyo

Du 21 février au 17 mai 2020

« Fragmenter le monde », la nouvelle saison du Palais de Tokyo, a ouvert ses portes le mois dernier. Elle est pilotée par la nouvelle directrice du plus grand centre d’art contemporain d’Europe, Emma Lavigne.

La première saison d’Emma Lavigne

Au programme de cette saison, une mise en scène théâtrale et poétique de l’artiste Ulla Von Brandenburg. Et une exposition, « Notre monde brûle », en référence aux drames humains et écologiques de ce début de XXIème siècle.

Ce sont les deux premières expositions d’Emma Lavigne. L’ancienne directrice du Centre Pompidou-Metz a été nommée à la tête du temple parisien de l’art contemporain après le départ de son ancien président Jean de Loisy à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris.

Fragmenter le monde, c’est une représentation d’un monde éminemment complexe qui témoigne de réalités géopolitiques extrêmement variables. Fragmenter le monde, c’est aussi une invitation à recomposer le monde à partir d’autres regards. 

Emma Lavigne, directrice du Palais de Tokyo

Une exposition engagée dans son époque

Pour cela, Emma Lavigne a ouvert cette saison par une exposition symptomatique de notre époque. »Notre monde brûle » a été réalisée en partenariat avec le Musée Arabe d’Art Moderne et Contemporain de Doha.

Notre monde brûle, c’est une exposition qui enregistre trois crises : une crise écologique, une crise sociale et politique et une crise historique. Elle cherche à montrer comment les artistes s’emparent de ces problématiques, pas nécessairement pour apporter des solutions, mais pour rendre compte de notre monde contemporain. 

Fabien Danesi, co-commissaire de « Notre monde brûle »

Ulla Von Brandenburg : l’immersion dans la poésie

Autre exposition engagée, la carte blanche à Ulla von Brandenburg, artiste allemande qui vit depuis une quinzaine d’années à Paris.

Ulla von Brandenburg, Das Was Ist, 2020

Elle a imaginé des environnements, des tentes, des cabanes que les visiteurs sont invités à traverser, à vivre, à expérimenter. C’est le cas par exemple de cette grande oeuvre qui ouvre l’exposition, comme une scène d’ouverture ou un prologue. C’est l’idée d’une invitation à rentrer dans cette exposition. Les cercles sont légèrement décalés d’une toile à une autre et représentent presque l’ouverture ou la fermeture d’une optique photographique. Et à partir de là, on est dans un territoire qui serait celui de la fiction, qui serait celui presque du rêve. Mais on est rentré par l’envers du décor.

Yoann Gourmel, commissaire de l’exposition « Ulla von Brandenburg » 

Ici, Ulla van Brandenburg a transformé les lieux en un labyrinthe de couleurs, où l’on se perd parmi les tissus, son matériau de prédilection.   

La première partie de cette saison se termine le 17 mai pour accueillir ensuite des artistes de la scène africaine.

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